7 choses à faire pour ne pas gâcher votre vie à cause de votre smartphone

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En 2015, je ne pourrais imaginer une vie sans smartphone. Mais voici comment limiter les dégâts qui peuvent être causés par cette addiction.

Selon une étude réalisée par Motorola, 22 % des mobinautes pensent que le smartphone est plus important que le sexe. Il est vrai qu’au fur et à mesure que nos mobiles gagnent en fonctionnalités, ils deviennent de plus en plus indispensables. Nous ne nous en séparons plus, que ce soit au lit, dans les rues ou au bureau. Toutefois, il est important de noter que ces téléphones intelligents peuvent nuire à notre santé de différentes manières. Et pour limiter les dégâts, voici quelques habitudes que vous pouvez adopter dès aujourd’hui.

Nous vérifions nos e-mails un peu trop souvent

Pour les accros aux e-mails, le smartphone est un outil indispensable dans la mesure où il permet de consulter les message depuis un mobile et non forcément sur un ordinateur (comme il y a quelques années).

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Mais consulter la boite de réception trop de fois par jour peut rendre dépressif, sans que vous ne vous en rendiez compte.

Cela a été mis en évidence par des recherches menées à l’université de Colombie Britannique. Pendant une semaine, il a été demandé aux 124 participants à la petite expérience de vérifier leurs e-mails autant de fois que possible et d’activer les notifications pour ceux-ci.

Puis, durant une autre semaine, il leur a été demandé de ne les vérifier que 3 fois par jour (et de désactiver les notifications).

Résultat : « Nous avons constaté que durant la semaine ou le nombre de consultations des e-mails a été limité, les participants ont connu un stress quotidien nettement inférieure au celui de la semaine ou l’usage des e-mails était illimité. […] Ces résultats mettent en avant les bienfaits de la réduction de la fréquence de consultation des e-mails pour réduire le stress psychologique », expliquent les auteurs des études.

Sinon, pour limiter le nombre d’e-mails dans votre boite de réception, vous pouvez toujours utiliser la règle des 3 e-mails.

Nous sommes envahis par les notifications

En l’espace de 20 minutes, je reçois au moins 7 notifications, provenant des applis des sites d’actualité que j’ai sur mon smartphones, des applis de messagerie et des réseaux sociaux.

A la longue, j’ai su me discipliner : si je suis en train d’effectuer une tâche importante (comme écrire cet article), je laisse sonner tant que ce n’est pas un appel important, afin de ne pas être déconcentré.

Mais d’après des recherches, même si vous n’utilisez pas votre smartphone durant l’exécution d’une tâche importante, le fait qu’il sonne et vibre pour chaque notification vous perturbera autant que si vous l’utilisiez. Donc, pour rester concentré, il faut mettre le vibreur et le volume sur « off ».

Nous aimons bien utiliser nos smartphones avant de dormir

L’étude de Motorola que je citais plus haut affirme également que 60 % des mobinautes dorment avec leurs smartphones, ce qui suggère que nous sommes nombreux (très nombreux) à utiliser nos mobiles avant de dormir.

Le danger, c’est que la lumière des smartphones, lorsque nous les utilisons avant de dormir, peut perturber le cycle circadien et causer des insomnies.

L’idéal serait donc d’arrêter d’utiliser son smartphone avant de se coucher. Mais à défaut d’en avoir la force, on peut au moins baisser la luminosité.

Selon un article de chercheurs de Mayo Clinic, vous limiterez les dégâts en baissant la luminosité et en gardant une distance de 31 cm entre l’appareil et vos yeux.

Debout, nous nous penchons pour voir l’écran

Selon les découvertes d’un chirurgien du New York Spine Surgery & Rehabilitation Medicine, lorsque nous utilisons nos mobiles en étant debout, la force exercée sur la colonne vertébrale varie de 4 à 27 kg selon l’inclinaison de la tête.

Et afin d’éviter des problèmes de dos, l’idéal est d’adopter la posture naturelle, c’est-à-dire avoir les oreilles alignées avec les épaules et les omoplates rétractées.

Dos

A cause des smartphones, nous devenons encore plus accro aux réseaux sociaux (et cela peut être une mauvaise chose)

Personnellement, je me sers maintenant d’avantage de Facebook comme d’un outil de veille que pour observer la vie des gens. Mais je sais qu’il y en a beaucoup parmi vous qui pratiquent le stalking, cette « discipline » qui consiste à observer la vie des gens.

L’ennui, c’est que plus vous utilisez Facebook, plus vous êtes susceptible de stalker, et donc plus vous faites de comparaisons sociales, ce qui vous rendra malheureux. Cela a été mis en avant en 2013 par des psychologues de l’université du Michigan.

Si vous êtes resté à la maison, arrêtez de regarder les photos de vacances de vos amis, si cela vous rend malheureux.

Et l’hygiène, nous y pensons ?

Une petite expérience menée par Buzzfeed suggère que les écrans de smartphones peuvent être moins propres qu’une lunette de toilettes. Sur un échantillon provenant d’un smartphone, 10 à 12 types de bactéries et d’espèces fongiques ont été trouvées tandis que sur une lunette de toilettes, il n’en a été trouvé que 3. Conclusion, nettoyez votre écran fréquemment.

Nous risquons de devenir sourds

Si vous appartenez à la fameuse génération Y, il y a de très fortes chances pour que vous ne sortiez jamais sans votre smartphones et les écouteurs qui vont avec. La musique est réputée pour avoir des effets bénéfiques pour le cerveau.

Mais selon un rapport de l’OMS, dans les pays occidentaux, 50 % des jeunes adultes et adolescents de 12 à 35 ans sont exposés à des volumes sonores non sécuritaires à cause des écouteurs (ou plus exactement à cause des lecteurs de musique personnels). Plus d’un milliard d’adolescents seraient actuellement menacés.

Afin de réduire les risques de surdité, l’OMS conseille de ne pas s’exposer à un volume sonore de plus de 85 décibels pendant plus de 8 heures ou à un volume de plus de 100 décibels pendant plus de 15 minutes.

Et le minimum que vous puissiez faire, c’est de tenir compte des avertissements de sécurité affichés par les smartphones lorsque vous dépassez le volume sécuritaire.

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