Savoir détecter le bon et le mauvais perfectionnisme

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Le bon perfectionnisme, celui qui nous aide à réaliser nos objectifs est très bénéfique puisqu’il nous permet d’avancer, mais il existe également une forme de perfectionnisme beaucoup moins saine qui peut rapidement saboter notre sérénité quotidienne. D’après l’étude publiée par la revue Society for Personality and Social Psychology, le stress engendré par ce perfectionnisme extrême et malsain augmenterait les risques de burn out et les problèmes de santé liés à l’anxiété. Il est donc important de repérer ce mauvais perfectionnisme qui, loin d’être bénéfique, peut mettre notre santé en danger.

Qu’est-ce que le bon perfectionnisme ?

Pour mener à bien cette étude, l’équipe britannique dirigée par le chercheur Andrew Hill a analysé 43 études sur le perfectionnisme menées ces 20 dernières années. Ils en ont conclu qu’il existait deux formes de perfectionnisme, un bon qui nous permet de définir nos objectifs dans la vie et de les réaliser et un mauvais qui nous pousse à nous inquiéter sans relâche à l’idée de commettre une erreur ou bien de décevoir notre entourage.
Selon l’étude, le bon perfectionnisme vient de l’intérieur, il est motivé par des valeurs telles que l’excellence et la qualité. Les personnes cherchent à faire les choses de la meilleure façon qu’il soit, ils cherchent également à être mieux organisés dans le but de vivre mieux. Cette forme de perfectionnisme est très saine et nous pousse sans cesse vers le haut.

Qu’est-ce que le mauvais perfectionnisme ?

Le perfectionnisme qui est guidé de l’extérieur est malsain puisqu’il provient d’une pression parentale, sociale ou professionnelle. Les personnes ont besoin de reconnaissance et ont peur de commettre des erreurs. D’une certaine manière, ce n’est pas nous qui nous infligeons cette forme de perfectionnisme mais plutôt les autres. Au travail, vouloir tout faire à la perfection, avoir peur de commettre des erreurs et se préoccuper sans cesse peut rapidement mener au burn out. Des problèmes de santé peuvent également en découler comme la dépression, les problèmes d’alimentation, l’anxiété, la fatigue et même la mortalité précoce. C’est le stress provoqué par le doute et les peurs sur ses propres capacités qui peut entraîner toutes ces maladies puisque chaque erreur est vécue comme un drame.

Les auteurs de l’étude conseillent donc à ces perfectionnistes de l’extrême d’établir des objectifs beaucoup plus faciles à réaliser, d’apprendre à se pardonner en cas d’échec et également d’accepter ses faiblesses. De plus, dans le domaine professionnel, les chercheurs insistent sur le fait qu’il est important de créer des environnements qui stimulent la créativité et qui valorisent les efforts et la persévérance afin de réduire les cas de burn out. Et vous, quel perfectionniste êtes-vous ?

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